Image Organisation
Environnement
Intégrez le développement durable dans votre stratégie
Fiche pratique

Les démarches volontaires pour économiser l’énergie en matière de chauffage et de climatisation

     
Le chauffage et la climatisation représentent un des coûts les plus importants pour les entreprises. Pourtant, d'importantes économies d'énergie sont possibles, encore faut-il appliquer de bonnes pratiques, choisir les bons équipements et les utiliser correctement.

Comment faire des économies d'énergie en matière de système de chauffage et de climatisation

?

Etape 1 : Appliquer les bonnes pratiques

  • Instaurer, diffuser, afficher et faire appliquer les bonnes pratiques.
  • Sensibiliser, valoriser et responsabiliser le personnel sur les économies d'énergie. Favoriser un comportement éco-citoyen de toutes les personnes présentes sur le site de l'entreprise ( personnel, clients, sous-traitants, etc) est déterminant sur les résultats obtenus.
  • Prendre en compte les nombreuses recommandations formulées aux particuliers en matière de chauffage car elles sont transposables aux entreprises, en particulier les PME ou les TPE. Consultez le guide " La climatisation ça chauffe !" de l'Agence Régionale de l'environnement de Haute Normandie.
  • Se couvrir en fonction du temps.
  • Maintenir portes et fenêtres fermées lorsque le chauffage ou la climatisation fonctionne.
  • Adapter la température en fonction des locaux et de la saison . Généralement, une différence de 5° C avec la chaleur extérieure suffit au confort des salariés et des clients. D'ailleurs, une trop grande différence entre la température intérieure et extérieure comporte des risques pour la santé.
  • Prévenir les responsables en cas de surchauffe, de fenêtres qui ferment mal, de radiateur ou de climatisation qui fonctionnent mal.

En hiver

En été

  • Eviter de surchauffer (diminuer la température de 1°C équivaut à 7 à 8 % d'économies d'énergie sur ce poste).
  • Eteindre la climatisation et réduire au minimum le chauffage lors des périodes d'absence du personnel ( s'il n'est plus occupé pendant 48h la température de consigne maximum est de 8°C).
  • Réguler le chauffage en fonction des locaux (chaque degré au delà de 19°C entraine une augmentation de la facture de 8 à 12 %. Il est conseillé de maintenir les bureaux à 19°C, les ateliers et les couloirs à 16°C et les réserves et les archives à 10-12°C ).
  • Conserver la chaleur (aérer les locaux pendant quelques instants chauffage coupé, fermer les volets et tirer les rideaux durant la nuit afin de diminuer les pertes thermiques au niveau des ouvertures).
  • Faire régulièrement dépoussiérer les convecteurs afin qu'ils soient plus performants.
  • Eviter de mettre du mobilier devant les radiateurs afin de ne pas limiter leur rayonnement.
  • Lutter contre la chaleur excessive (fermer les fenêtres et baisser les stores aux heures chaudes, ouvrir les fenêtres tôt le matin et, si possible, la nuit pour faire circuler l'air).
  • Humidifier l'air en plaçant des points d'eau à proximité des ventilateurs de façon à provoquer une évaporation naturelle (quand l'eau passe de l'état liquide à la vapeur, elle absorbe de la chaleur). Les plantes vertes dans les locaux contribuent aussi au rafraîchissement de l'air intérieur.
  • Eviter de trop éclairer et regrouper les imprimantes et photocopieurs dans des pièces séparées afin d'éviter des sources de chaleur.
  • Ne pas utiliser de climatisation en dessous de 26°C.


Etape 2 : Optimiser l'utilisation des équipements

Selon une étude de l'ADEME, lors d'un été "normal", rafraîchir une surface de 45 m2 avec un climatiseur consomme 2000 kWh pour trois mois (sans utiliser de climatiseur, la consommation annuelle d'électricité pour une telle surface est de 3 500 kWh) et augmente la facture de 20 à 25 %.

  • Faire installer un thermostat avec une horloge programmable afin de déclencher chauffage et climatisation au bon moment. Installer des robinets thermostatiques ou vannes électrothermiques permettent une régulation plus fine et adaptée de la température.
  • Veiller à ce que le système s'arrête ou fonctionne au ralenti pendant les périodes de fermeture de l'entreprise et prévoir leur redémarrage avant l'arrivée des salariés. Pour les absences courtes diminuer de 3 à 4 degrés en-dessous de la température de confort et, en cas d'absence prolongée, régler le thermostat sur "hors-gel".
  • Opter pour la régulation afin de moduler la température en fonction des conditions des locaux.
Régulation et programmation permettent d'obtenir 10 à 15 % d'économies d'énergie.

Etape 3 : Bien choisir son équipement

  • Intégrer les aspects thermiques dès la conception des bâtiments.
  • Isoler correctement (murs, plafonds, double vitrage) contribue à conserver la chaleur en hiver et la fraîcheur en été et permet d'éviter de "sur-utiliser" chauffage ou climatisation.
  • Végétalisation des murs et des abords immédiats des locaux de l'entreprise. En été, cela permet de diminuer l'intensité du rayonnement solaire (la différence de température entre un mur végétalisé et un mur nu peut atteindre 15°C).
  • Retarder le recours à la climatisation et limiter ensuite son utilisation, en prévoyant : des auvents, des volets, des stores à l'extérieur ou, ce qui est encore préférable, à l'intérieur. Des films solaires collés sur les vitrages réduisent aussi fortement la pénétration des rayons du soleil.
  • Penser à équiper les différents locaux de l'entreprise de ventilateurs, nettement moins consommateurs d'énergie que la climatisation. Les appareils de rafraîchissement par évaporation sont également très efficaces.
  • Intégrer l'aspect économies d'énergie dès le départ dans le choix des équipements de chauffage et, si c'est vraiment nécessaire, de climatisation ou au moment de leur renouvellement.
  • Préférer les climatiseurs fixes plutôt que portatifs : le réglage de la température est plus précis.
  • Envisager, lorsque cela est possible, le recours aux énergies renouvelables : chauffage au bois, panneaux solaires, géothermie. Par exemple, le climatiseur solaire utilise de l'énergie solaire et de l'eau salée comme fluide frigorigène (non nocif pour l'effet de serre). C'est un équipement encore cher mais qui consomme 20 fois moins d'électricité qu'un climatiseur traditionnel.
Références réglementaires
Voir aussi sur le site
Aller plus loin
La réglementation thermique 2005 et 2012 - Ministère de l'écologie - www.developpement-durable.gouv.f
Guides "Chauffage et Climatisation" - Agence de l'environnement et de la Maîtrise de l'Energie - ADEME - www.ademe.fr
Comité de Liaison Énergies Renouvelables - CLER - www.cler.org
Agence régionale de l'environnement et des nouvelles énergies - ARENE - www.areneidf.org
Agence régionale de l'environnement de Haute Normandie - AREHN - www.arehn.asso.fr
ENERGY Office - www.energyoffice.org
Consultez le dossier La climatisation ça chauffe ! - AREHN - www.arehn.asso.fr
Fraîcheur sans clim, le guide des alternatives écologiques - 2004 - C. Aubert et T. Salomon - Editions Terre Vivante - www.terrevivante.org
Publications
Le bois, une énergie moderne - AREHN - www.arehn.asso.fr
Fiche ressources sur le confort thermique - Chauffage - Editions Terre Vivante - www.terrevivante.org
Fiche ressources sur le confort thermique - Climatisation - Editions Terre Vivante - www.terrevivante.org
Entreprises : optimisez vos consommations énergétiques - Guide n° 4459 - octobre 2003 - ADEME - www.ademe.fr
Mis à jour le 18/04/2011
La CCIP vous répond

La CCIP vous répond

Abonnez-vous
DCSIMG